On attribut à Lysistrate de Sicyone l'invention du moulage direct sur modèle vivant en l'an 324 avant J.C mais il est pratiquement impossible de le dater avec certitude. L' homme a toujours été fasciné par la reproduction du corps, allant même jusqu' à batir une église à l'emplacement ou le Christ apparu à sainte Radegonde à Poitiers laissa l' empreinte de son pied dans la pierre.
Le mythe du double, la cybernétique, l'éternel conflit entre les partisants du moulage sur nature & ses détracteurs. Les uns y voyant un moyen d'expression, les empreintes étant chargées d' un capital émotionnel & symbolique, les autres n' y voyant qu' un procédé mécanique & facile sans vie ni contenu artistique, sont autant de raisons qui ont permis au moulage sur nature d' être médiatisé & pratiqué largement par de nombreux professionnels & d'amateurs mais sans être reconnu comme discipline.
D' autre part, la relative vulgarisation des techniques générales de moulage due à l'apparition des nouveaux matériaux de synthèse pourrait laisser pensser que le moulage sur modèle vivant est une chose facile, il n'en ai rien & beaucoup ont essayé en faisant courir de gros risques à leurs modèles tout en produisant un travail de mauvaise qualité.
Que cela soit dans un but artistique, pour concevoir une sculpture figurative ou hyperréaliste, une composition à l'aide de fragments ou dans le but de garder un souvenir de son visage, de sa main, de celle du bébé, ou du buste de la maman, que cela soit dans le cadre d' un enseignement ou d' une animation, de récréations ou d' exercices, dans le domaine médical ou hestétique, le moulage sur modèle vivant est une opération délicate & non dénuée de risques.
C'est dans tous les cas une expérience enrichissante pour le modèle & le mouleur. Le moulage sur modèle vivant constitue un véritable moyen d' expression & il n' est pas faux de dire qu' il est à la sculpture ce que la photographie est à la peinture.